Inscription Aller à: [ recherche ] [ menus ] [ contenu ] [ montrer/cacher plus de contenu ]



Courbés

La chambre noire, lieu méconnu et oublié pour la plupart d’entre vous qui lisez cet article, est un endroit passionnant, magique. C’est mon ermitage durant les week-ends de la mauvaise saison.

Pour filer la métaphore de Dominique Drouin, auteur de la préface de Éloge de l’adolescence éternelle, c’est une mine où la lumière du Sens se fait dans une obscurité quasi religieuse, délibérée et assumée. Je repars en voyage, voyage immobile certes, mais qui m’emmène très loin, souvent plus loin qu’aux mêmes endroits où je photographiai quelques mois auparavant les scènes qui apparaissent sur les négatifs. J’étais donc en Argentine en septembre 2013, mais ce n’est que lorsque l’instantographe se transforme en Lantier courbé devant son agrandisseur que se révèle à sa conscience le sens profond et plein des instants qui l’ont saisi (et non l’inverse…).

Dès la première lecture des planches de contacts, autrement dit mon grimoire, je fus frappé par la fréquence des postures courbées qui semblent mesurer le poids du monde, qui apparaissent en ricochets d’une vue à l’autre, sans volonté, sans préméditation, en toute innocence, car je plaide non coupable ! Quelle est la signification de ces effets de miroirs du hasard ? Est-ce le reflet d’une Argentine désargentée, en pénitence, abattue, courbatue, soumise, défaite, vassalisée, assujettie au Marché, matée par la Finance internationale depuis la banqueroute de 2001 ? L’allégorie est facile, trop facile peut-être… Il y a certainement autre chose, en tout cas une vie après la faillite ultime. Voilà donc défloré le thème de mon prochain livre. En attendant, quoique courbée, voici un soupçon d’une Argentine argentique, quoi de plus évident…

Argentine : septembre 2013
Album : Argentine : septembre 2013
Les photographies ci-après ne sont pas un reflet fidèle du pays ou alors elles n'ont pas de drapeau...
11 images
Voir l'album

.
 

Le faux et le vrai

En dehors de la période du carnaval, les week-ends prolongés de mai sont l’occasion d’une escapade à Venise. Et comme beaucoup de monde a la même idée, il est illusoire d’imaginer de n’y trouver que des Vénitiens. Comme à la Comedia del Arte, tout est mis en scène pour reproduire un imaginaire de carte postale, et d’ailleurs les touristes viennent s’amonceler pour cela sur la piazza San Marco ou le pont du Rialto. Voilà pour le faux. Pour le reste, pour s’évader de cet univers factice, il faut retirer les lunettes roses fournies par les agences de voyage et c’est du chacun pour soi… 

Venise 2012
Album : Venise 2012
Deux jours et deux pellicules pour se promener à Venise...
15 images
Voir l'album

   

.
 
  • Archives

  • Sondage

    Comment appréciez-vous les photographies ?

    • dans une exposition (67%, 14 Votes)
    • dans un livre (29%, 6 Votes)
    • sur un écran d'ordinateur (4%, 1 Votes)

    Nombre de votants: 21

    Vote

    Chargement ... Chargement ...
  • mars 2017
    L Ma Me J V S D
    « fév    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Visiteurs

    Il y a 1 visiteur en ligne

En passant par la Lorraine.... |
pompierdelain |
zaovitch2 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | galipette
| paxrose
| AME Médias - Photos & V...